Polyphème

Wassim Halal & le Gamelan Puspawarna

Rencontre inouïe entre percussions orientales et gamelan balinais

Création

Wassim Halal : Darbuka
Théo Merigeau : Reyong, claviers
Sven Clerx : Reyong, claviers
Jérémie Abt : Reyong, claviers
Antoine Chamballu : Reyong, claviers
Christophe Moure : Reyong, claviers
Ya-hui Liang : Gong
Hsiao-Yun Tseng : Ceng ceng

Sa marotte, c’est la darbuka. Le percussionniste Wassim Halal veut en révéler toutes les possibilités sonores. Pour ce faire, le dialogue est encore l’approche la plus enthousiasmante tant elle génère de combinaisons. Cette fois, la darbuka se frotte au gamelan, cet ensemble de percussions de Bali. Mais il ne cherche pas le mélange de rythmiques arabes avec le répertoire traditionnel balinais. Mais bien plutôt la naissance d’un son singulier fondé sur les polyrythmies et sur l’improvisation.
« En improvisation, il y a des paires d’instruments qui fonctionne bien. Pour la darbuka et le gamelan, il n’y a pas d’évidence. Les univers rythmiques sont très différents. », explique le percussionniste franco-libanais. C’est par cette mise en péril que de nouveaux réflexes se créent face aux instruments. La singularité sonore de Polyphème vient de là. L’imaginaire fait le reste. À l’image du cyclope rendu aveugle par Ulysse, qui doit mettre en éveil ses sens pour compenser la perte de la vue.
Ensemble, les musiciens développent des combinaisons de sons, orientant à différents endroits l’oreille de l’auditeur. Le but étant de créer un univers musical proche du trompe l’œil. Compositions et improvisations jouent du coude pour y parvenir.