Pascale Rouet

Une échappée belle à l'orgue

Espagne

Christophe Marchand (né en 1972)
Stella Splendens in Monte (2016) 8’
D’après le Livre Vermeil de Montserrat du XIVe siècle

Jean-Luc Etienne (né en 1963)
Batalla (extrait de Libro de organo (2003-2011)) 3’

Christophe Marchand
Cuncti simus concanentes (2018) 8’
D’après le Livre Vermeil de Montserrat du XIVe siècle

Asie et moyen orient

Jacques Pichard (né en 1961) : In mémoriam Thaddée In (2002)
Pour grand orgue et percussions tibétaines 10’30
(avec le compositeur aux percussions)

Rachel Laurin (née en 1961) (thématique de la femme compositrice…
Asian Legend 5’

Rikako Watanabé (née en 1964) (thématique de la femme compositrice…)
3ème rêve de la quinzième nuit de lune 5’

Folklore …

Michel Boédec (né en 1957) (Bretagne)
Gavotte de l’Aven 3’
Ridées 6 temps 2’

Rachel Laurin (née en 1961) (thématique de la femme compositrice…
A " Timburine " for Tim (Tambourin) 3’

Béla Bartók (1881 - 1945)
Danses roumaines 7’


« L’orgue est souvent assimilé à l’office mais ce n’est évidemment pas sa seule fonction. », déclare simplement l’organiste Pascale Rouet. Le programme qu’elle a choisi pour ce concert démontre à quel point cet instrument s’apparente à un orchestre en miniature grâce à la richesse de ses timbres. Comme si un nombre conséquent d’instruments était mis à disposition de l’organiste. « C’est aussi parce que la musique contemporaine ne renvoie à rien de précis dans l’imaginaire des gens que je trouve que cela peut être une bonne approche pour découvrir l’instrument autrement. », défend Pascale Rouet.

De fait, elle est aussi reconnue pour sa virtuosité en tant qu’organiste que pour sa volonté d’étendre le champ de son instrument. Organiste, concertiste et professeure d’orgue, Pascale Rouet développe un répertoire varié, de la musique ancienne aux compositions contemporaines. Elle est si convaincue qu’il ne faut pas faire reposer la musique pour orgue sur le seul répertoire « ancien » qu’elle commande de nombreuses pièces aux compositeurs d’aujourd’hui. Et dans les esthétiques les plus diverses.

Pour le festival, elle conçoit un programme teinté des musiques du monde. Tout débute par l’Espagne avant de rejoindre l’Asie et le Moyen-Orient pour s’achever avec divers folklores telles les « Danses roumaines » (1915) de Béla Bartók. Pièce la plus ancienne de ce programme. Lequel comporte un axe central constitué par la pièce de Jacques Pichard, « In mémoriam Thaddée In » (2002). « Le compositeur l’a écrite en hommage à un ami cambodgien. L’orgue y est teinté de petites percussions asiatiques ainsi que d’un gong qui scande cette magnifique marche funèbre. »