Mulatu Astatke

Éthiopie
Groove abyssinien du père de l'éthio-jazz

Mulatu Astatke : Vibraphone, Wurlitzer, percussions
James Arben : Direction musicale, saxophone, clarinette basse, flûte
Byron Wallen : Trompette
Danny Keane : Violoncelle
Alexander Hawkins : Piano, claviers
John Edwards : Contrebasse
Richard Olatunde Baker : Percussions
Tom Skinner : Batterie

Il est le père de l’éthio-jazz, cette forme de jazz née en Éthiopie à la fin des années 1950. En Occident, c’est seulement dans les années 1990 qu’on découvre Mulatu Astatke grâce à la merveilleuse collection d’albums « Éthiopiques » du label français Buda Musique. Les cinéphiles se souviennent également de la bande originale du film Broken Flowers (2005), de Jim Jarmush. Le personnage central incarné par Bill Murray s’y délecte de son jazz hors norme. Et nous à sa suite. Dès lors, la carrière internationale du musicien explose.
À travers lui, c’est l’extraordinaire richesse de la culture éthiopienne que l’on touche du doigt. « Un pays très vaste où chaque région a ses propres instruments fabriqués par des tribus très distinctes les unes des autres. », s’enthousiasmait-il lors de la sortie de Sketches Of Ethiopia, qu’il a publié chez Jazz Village en 2013. Voilà quelques années qu’il donne ses concerts avec son groupe Step Ahead. Les élans des cuivres, le souffle soyeux de la trompette et les rythmes de la basse et de la batterie s’entrelacent avec chaleur à sa science du vibraphone, du clavier Wurlitzer ou des percussions. Le tout ondule entre grands moments de tension et rythmes plus alanguis. Avec toujours un même sens du groove. Hérité autant chez lui de son bagage éthiopien que de son passage formateur par les clubs de jazz new-yorkais. Il y a croisé un certain Duke Ellington, avec lequel il a collaboré dans les années 1960.