Mixel Etxekopar

Musique de transhumance du pays basque

Mixel Etxekopar : Xirula, ttun-ttun

Petit, il voulait être un oiseau. Peut-être ne vole-t-il pas mais, pour ce qui est du sifflement, on s’y tromperait. La virtuosité de Mixel Etxekopar ne s’arrête pas là. La xirula et le ttun-ttun complètent sa panoplie sonore. Cette flûte à trois trous et ce tambourin à cordes sont utilisés dans certaines vallées des Pyrénées occidentales. Précisément les terres sur lesquelles a grandi le musicien, qui se réclame profondément de cette identité. Et pour cause, il a exercé ses talents dans les rituels de carnavals, dans les théâtres, pastorales, dans la vallée de la Soule, au Pays Basque. Pétri des traditions culturelles millénaires de ce bout du monde, Mixel Etxekopar s’est épris, tout jeune, des musiques ancestrales et des grands rites souletins que sont Pastorales et mascarades. Il n’y a plus un festival ou une manifestation artistique basque, au nord comme au sud, et même au-delà, dont il n’est pas un acteur incontournable.
C’est en passant par les chemins et écoles de la Soule qu’il transmet la mémoire et la passion de sa langue maternelle. Fervent défenseur de l’identité de son terroir, Mixel utilise ses origines comme une clef unique sur le monde et sur les autres cultures : « Le local, c’est là où on se trouve, et le monde… aussi ! »
Petit-fils de berger et fils de paysan sédentaire, il aime aussi manier les sonnailles, celles que l’on accroche au cou des bêtes. « Pendant la transhumance, on emprunte toujours le même chemin, mais il est à chaque fois nouveau. C’est ma conception de la tradition. Il faut inventer le chemin pour avancer. »