Djombeissa #1

Saeid Shanbehzadeh

Chant et danse des traditions afro-iraniennes

Création

Saeid Shanbehzadeh : Direction artistique, ney antan, ney djofti, ney mourou, dammam, chant, danse
Nagib Shanbehzadeh : Dammam, Zara darbuka
Sheida Bozorgmehr : Chant, danse
Rostam Mirlashari : Chant

Saeid Shanbehzadeh, musicien et danseur renommé du sud de l’Iran, s’est lancé un défi. Celui de recréer, sur scène, l’esprit de la fête telle qu’elle se passait autrefois dans son quartier de Boushehr, situé sur le golfe Persique, au sud de l’Iran. En accédant à cette ambiance et à cette couleur musicale, c’est aussi l’histoire des Afro-Iraniens que nous découvrons. Ils ont façonné, au fil du temps, la culture musicale du sud de l’Iran, connue sous le nom de « musique et danse Bandari ». Ce qui signifie « musique de port », le lieu-même où la musique et la danse accompagnaient tous les moments de la vie.

Ces cérémonies dynamiques sont d’autant plus précieuses pour les Iraniens qu’elles ont été interdites à plusieurs reprises. En la portant à la scène, Saeid Shanbehzadeh maintient cette culture en vie.
Sa genèse remonte à la traite négrière, durant laquelle des Africains ont débarqué dans les ports du golfe Persique. Ils utilisaient leur musique comme remède à leur souffrance pour se libérer en dansant jusqu’à la transe. Après l’abolition de l’esclavage, beaucoup d’entre eux sont devenus musiciens. Et cette culture s’est propagée dans le pays.

La danse étant devenue interdite après la révolution de 1979 en Iran, la population doit se dissimules pour danser. Dès lors, faire la fête devient une vraie obsession en Iran. Et la musique la plus prisée demeure la musique Bandari, qui génère un sentiment de liberté singulier. Ainsi cette musique, créée par les esclaves pour se libérer de leurs souffrances, provoque aujourd’hui les mêmes effets sur l’ensemble de la population iranienne.