Chewing-gum Silence

Antonin-Tri Hoang

Promenade initiatique au coeur des ritournelles

Antonin-Tri Hoang : Composition, clarinette, saxophone, piano, synthé, percussions
Thibaut Perriard : Batterie, chant
Jeanne Susin : Piano, voix

Chewing-gum Silence est un voyage à rebondissements dans le monde des mélodies tenaces. Celles qui restent en tête quoi qu’on fasse. Des chercheurs de l’université de Reading en Angleterre ont découvert qu’on pouvait se débarrasser d’une mélodie entêtante (les Allemands appellent ça « Ohrwurm », vers d’oreille) en mâchant un chewing-gum. Voilà une anecdote qui a éveillé l’imaginaire du musicien Antonin Tri Hoang, qui n’aime rien tant que décortiquer la composition des mélodies.
Pour cette création, l’ex-saxophoniste de l’Orchestre National de Jazz a mené des ateliers avec des enfants. Il y a récolté plein de « petits bouts d’airs » qu’ils avaient en tête. « Ce sont comme des organismes pleins de sens. Car les versions des enfants, déformées par leur mémoire et leur capacité vocale, m’intéressent beaucoup plus que les originaux ! », s’enthousiasme-t-il. Avec l’aide du metteur en scène à l’inventivité débridée Samuel Achache, de la pianiste Jeanne Susin et du batteur Thibaut Perriard, Antonin Tri Hoang s’attaque donc en voix et en sons à ces airs qui nous hantent plus ou moins gentiment.
Trois protagonistes se retrouvent sur une scène encombrée de boîtes contenant les mélodies du monde. Ils cherchent à démêler ces ritournelles, les faisant apparaître, disparaître et réapparaître dans un fabuleux jeu de chaises musicales et de poupées russes sonores.