Ayant pris la suite du Grenoble Jazz Festival et des 38e Rugissants en 2011, le Festival Détours de Babel, porté par le CIMN - Centre International des Musiques Nomades –est devenu aujourd’hui un festival de référence en France et en Europe.

Dédié aux musiques en création, il possède une double caractéristique qui fait sa spécificité. D’une part, il ne défend pas un genre, une musique, un style, mais s’intéresse à la création musicale d’aujourd’hui, ouverte sur le monde et la diversité de ses cultures. À la croisée des musiques de répertoire et contemporaines, du jazz et des musiques improvisées et des musiques du monde, il crée des ponts entre les formes dites « savantes » et « actuelles ». D’autre part, la transversalité de son approche éditoriale est structurée chaque année autour d’une thématique centrale qui entre en résonance avec des questions de société : identités, politique, religion, nature, exil, etc.


La musique devient alors l’élément moteur d’une approche plus large, qui croise des préoccupations philosophiques, sociologiques, politiques... (colloques, débats, conférences, etc.), les autres disciplines artistiques (littérature, théâtre, danse, arts plastiques et visuels, arts du cirque, BD...), et les cultures du monde. Ici, la musique, outre sa valeur intrinsèque, opère comme un «  révélateur » culturel et un « accélérateur » de lien social. Son projet culturel est animé par la volonté d’élargir les itinéraires et lieux de culture identifiés pour investir également l’espace public, les lieux de vie, les espaces de proximité, associations de quartiers, centres sociaux, hôpitaux, écoles, lieux de patrimoine...

Le rendez-vous festivalier des Détours de Babel à Grenoble et en Isère est l’aboutissement d’un travail toute l’année porté par le CIMN, structure permanente de production musicale et d’action culturelle : commandes d’écriture, résidences de création, productions et coproductions régionales autant que nationales ou internationales, projets participatifs incluant les musiciens amateurs, le public ou la population, appel à projets auprès des jeunes musiciens et compositeurs, projets pédagogiques, actions éducatives et culturelles, éditions et publications, etc.

Pour mettre en œuvre l’ensemble de ses activités, le CIMN « connecte » tout au long de la saison l’ensemble de ses partenaires culturels et associatifs dans l’agglomération grenobloise, en Isère et dans la région Rhône-Alpes, dans une dynamique de projet et une synergie de réalisation. Tous ces projets sont le fruit de collaborations avec le secteur musical, les structures d’enseignement et de formation, le milieu culturel et universitaire, mais aussi, et de plus en plus, avec de nombreux partenaires associatifs de la société civile.

Le succès public du Festival, lors des spectacles en salle, des brunchs, bals, concerts de proximité, rencontres et débats, installations et performances « in situ », confirme le CIMN dans ses choix de conjuguer risque artistique, innovation sociale et dynamique participative.